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J’adore extraire des images issues du processus de fabrication d’une autre image.
[...] l’image numérique hérite des propriétés structurelles et fonctionnelles de son “support” symbolique et de la façon dont il est traité par l’ordinateur. Alors que les points élémentaires d’une photo ne sont accessibles qu’à travers le centre organisateur de l’objectif qui distribue le faisceau de lumière générant l’image, alors que les points d’un vidéogramme ne peuvent l’être que par la ligne de balayage électronique, tout change avec l’image numérique. Chaque pixel est localisable, contrôlable, modifiable, à partir des “bords” mêmes de la matrice, de ses valeurs numériques. L’image-matrice est une image totalement pénétrable et disponible, et non plus close et fixée à jamais, toujours prête à être retravaillée par le calcul pour redonner des multitudes d’autres images, en perpétuelle métamorphose. Elle est donc à la fois bien réelle quand elle est affichée sur l’écran au moment où on la regarde et à la fois potentielle, en puissance, riche d’une quasi-infinité d’autres images. C’est une image à la puissance image. On constate donc déjà qu’en tant que phénomène visuel elle oscille entre le réel (l’image actualisée sur l’écran) et le virtuel (l’ensemble infini des images potentielles calculables par l’ordinateur à partir des mêmes fichiers).
Edmond Couchot, Sujet, Objet, Image, 1987.
http://www.olats.org/livresetudes/etudes/couchot1987.php
Un petit ras le bol de l’écran… Je me suis attaquée au mur :-S




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