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Flashback (en plus d’être un excellent jeu-vidéo de 1993 : ) c’est pour moi l’occasion de revenir sur des évènements ou production antérieures pour mieux en mesurer les effets aujourd’hui.
Par exemple le 15 avril dernier, j’ai rencontré des problèmes avec Windows Vista (no comment), et ça s’est répercuté jusque dans mon statut Windows Messenger dans lequel j’évoquai l’idée de travailler sur ces problèmes…

Sinon, en 2e année, pour un travail vidéo et son sur le conflit et la pulsation, j’étais justement tombé sur un conflit de codecs vidéo que j’avais évidemment gardé.
Pour le son, j’avais réutilisé un premier boulot de montage (pas terrible) pour en enregistrer la déterioration via simple manipulation du curseur sur la time line du lecteur audio.
Ce travail en lui-même ne m’intéresse pas aujourd’hui, mais par contre j’aime bien la façon dont les caractéristiques et problèmes techniques sont venus l’alimenter.
Recherches iconographiques selon 3 axes et sur divers domaines : Publicité, sciences, loisirs, art, design graphique, etc.
La sélection et la forme sont évidemment temporaires, mais ça permet déjà d’avoir une vue plus synthétique et de faire plus facilement des liens entre des images a priori sans rapport direct.
Cliquez pour voir la version non pixélisée.
Histoire de l’imagerie informatique (condensée) :

Réappropriation, déplacement (condensé again) :

L’accident, l’erreur, l’imperfection (condensé always) :

Le livre de Philippe Breton, Histoire de l’informatique, est plutôt éclairant sur l’origine même de l’invention de l’informatique : l’imperfection de l’homme, son inadaptation à «un phénomène beaucoup plus rapide que ses sens».
L’auteur consacre également un chapitre aux «enjeux sociaux et éthiques des nouvelles machines», à une époque où il était question de savoir jusqu’à quel point la machine devait remplacer l’homme, et de «la possibilité d’un dépassement de l’homme par sa propre création».
Ces questions éthiques me paraissent importantes pour prendre conscience des effets pas toujours bénéfiques de l’outil. Pourtant, ce que racontes également P. Breton c’est que même les mouvements contestataires ont tous plus ou moins fini par adopter l’informatique.
Peut-être un peu hors propos, les photos du livre ci-dessous, plutôt en rapport à la musique (et aux free party des années 90), me paraissent tout de même intéressantes sur l’idée de rejet d’un système imposé tout en ayant goût à son aspect matériel, en adoptant une partie de sa culture.


D’ailleurs je me rends compte que ce que j’aime dans ces photos, c’est le contraste entre les éléments techniques et l’environnement naturel.
Un peu comme cette photo que j’ai prise en 2007 (mais dont la mise en scène n’est pas de moi).

La moindre occasion est bonne pour faire du «n’importe quoi», comme par exemple faire de la mise en page sous Photoshop (ce qui est normalement une erreur) et amalgamer ensuite sauvagement toute les pages.
Et puis tant que j’y suis, je ne vais pas ajuster la taille de mon image à la largeur de mon article, histoire de pousser un peu plus le vice.
Pour mon DNAP, j’avais travaillé sur des éléments graphiques ou comportements d’interfaces informatiques que je cherchais à activer dans des situations différentes de celle habituellement pratiquée (cf. ARC Speaker’s corner ESA Lorient). En changeant de perspective, je pense que je cherchais à provoquer une ambiguïté, amener interrogations et réflexions sur ces éléments que nous manipulons si bien mais sans trop vraiment y prêter attention.

Ce projet de DNAP a laissé des traces. Depuis, j’ai l’habitude de faire des captures d’écran des moindres détails que je juge intéressants, souvent non pas pour leur «beauté» mais justement pour leur imperfections, comme par exemples ces images d’aperçu vidéo que je collectionne depuis deux ans.
Un peu dans la même approche que j’ai eu en 2008, j’aimerais aujourd’hui travailler à partir de ce type d’images, plus particulièrement sur les images écran qui sont “normalement” rejetées ou non montrées et encore moins valorisées, alors qu’elles représentent en quelque sorte l’aspect le plus humain de l’ordinateur.
« Faire d’une pierre deux coups » ou « Comment participer à un workshop et réfléchir en même temps au contenu et à la forme de son mémoire de 5e année ? »
Aborder la notion de mémoire(s) en workshop, alors que je suis justement en train de m’y intéressée d’une manière personnelle (mémoire de diplôme/ souvenirs d’enfance), m’oblige tout compte fait à prendre du recul.
Le livre de Pierre Levy, La Machine Univers, consacre un chapitre à la cognition et une partie de celui-ci à la mémoire.
« Dans la machine, ce qu’on appelle « mémoire » est un dispositif d’enregistrement et de transmission. Chaque bit d’information reçu est envoyé vers une adresse et ainsi de suite, exactement comme un système postal. Or, la mémoire humaine ne restitue pas au monde extérieur les informations qu’elle y avait captées comme une honnête administration rendrait un dépôt. Nous traduisons le passé, nous n’en gardons qu’une idée, qu’un parfum. Lorsque je me souviens d’une symphonie ou d’un repas, je ne rejoue pas la musique intégralement, je ressers encore moins le repas. »
« A fortiori un mot, une phrase, une mélodie n’ont d’existence que pour être capable de s’en souvenir. La plupart des sensations résultent de différences de qualité ou d’intensité et nous n’appréhendons la différence, le changement, la variété qui donne relief au monde sensible que par une mise en relation, une comparaison continuelle entre le passé qui s’éloigne et le présent déjà passé.
[...] nous ne pourrions de toutes façons connaître des images que par la mémoire. »
« Bergson affirme dans Matière et Mémoire que le passé se survit sous deux formes distinctes : dans les mécanismes moteurs et dans des souvenirs indépendants. Le premier genre de mémoire correspond aux habitudes, aux automatismes construits par l’expérience. On peut encore l’identifier à l’apprentissage conçu comme élaboration d’algorithmes. L’autre type de mémoire se rapporte à la chaîne de nos souvenirs singuliers, au fil de notre histoire individuelle, à la conscience de notre continuité dans le temps. Jusqu’où le mécanisme calculatoire peut-il rendre compte de la mémoire ? »
Pour aborder la (ou les) mémoire(-s), j’ai finalement arrêté mon choix sur la perte sachant que tout les jours nous perdons une partie des informations que notre mémoire contient. Par mes recherches sur mon passé, je me rends compte que j’ai peut-être aussi peur de perdre mes propres souvenirs que les données de mon disque dur externe.
Le 0 (oubli, disparition, passé) et le 1 ( remémoration, apparition, présent) : La logique du langage binaire transposée à la notions de mémoire et de vie.
Un photomontage (réalisé avec la seule photo du théâtre que j’ai prise) pour donner un aperçu d’une simple projection.

Je viens enfin de me rendre compte que dans le mot mémoire, il y a « émoi » (1. Agitation, émotion, effervescence / 2. Trouble, émotion d’ordre affectif, sensuel).
Le mot nœud est plutôt bien approprié ici car il représente à la fois un point de connexion dans un réseau (informatique), mais également l’état de mélange, d’entrelacement, d’être embrouillé, emberlificoté…
Quand le sujet lui-même est un nœud, faut-il le démêler pour l’étudier?















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