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J’ai fait un petit stage d’une semaine à Accès(s) pour assister au montage de l’exposition Le temps suspendu, sélection d’œuvres du Fresnoy (voir aussi : Dans la nuit des images).
Comme par hasard, je suis tombée sur un bug. Ici il s’agit d’un bug graphique de Max/ Msp sous Mac (et oui ça arrive!) sur le projet de Lætitia Legros (qui n’affecte pas le projet en lui-même).


« Faire d’une pierre deux coups » ou « Comment participer à un workshop et réfléchir en même temps au contenu et à la forme de son mémoire de 5e année ? »

Aborder la notion de mémoire(s) en workshop, alors que je suis justement en train de m’y intéressée d’une manière personnelle (mémoire de diplôme/ souvenirs d’enfance), m’oblige tout compte fait à prendre du recul.

Le livre de Pierre Levy, La Machine Univers, consacre un chapitre à la cognition et une partie de celui-ci à la mémoire.

« Dans la machine, ce qu’on appelle « mémoire » est un dispositif d’enregistrement et de transmission. Chaque bit d’information reçu est envoyé vers une adresse et ainsi de suite, exactement comme un système postal. Or, la mémoire humaine ne restitue pas au monde extérieur les informations qu’elle y avait captées comme une honnête administration rendrait un dépôt. Nous traduisons le passé, nous n’en gardons qu’une idée, qu’un parfum. Lorsque je me souviens d’une symphonie ou d’un repas, je ne rejoue pas la musique intégralement, je ressers encore moins le repas. »

« A fortiori un mot, une phrase, une mélodie n’ont d’existence que pour être capable de s’en souvenir. La plupart des sensations résultent de différences de qualité ou d’intensité et nous n’appréhendons la différence, le changement, la variété qui donne relief au monde sensible que par une mise en relation, une comparaison continuelle entre le passé qui s’éloigne et le présent déjà passé.
[...] nous ne pourrions de toutes façons connaître des images que par la mémoire. »

« Bergson affirme dans Matière et Mémoire que le passé se survit sous deux formes distinctes : dans les mécanismes moteurs et dans des souvenirs indépendants. Le premier genre de mémoire correspond aux habitudes, aux automatismes construits par l’expérience. On peut encore l’identifier à l’apprentissage conçu comme élaboration d’algorithmes. L’autre type de mémoire se rapporte à la chaîne de nos souvenirs singuliers, au fil de notre histoire individuelle, à la conscience de notre continuité dans le temps. Jusqu’où le mécanisme calculatoire peut-il rendre compte de la mémoire ? »

Pour aborder la (ou les)  mémoire(-s), j’ai finalement arrêté mon choix sur la perte sachant que tout les jours nous perdons une partie des informations que notre mémoire contient. Par mes recherches sur mon passé, je me rends compte que j’ai peut-être aussi peur de perdre mes propres souvenirs que les données de mon disque dur externe.
Le 0 (oubli, disparition, passé) et le 1 ( remémoration, apparition, présent) : La logique du langage binaire transposée à la notions de mémoire et de vie.


Un photomontage (réalisé avec la seule photo du théâtre que j’ai prise) pour donner un aperçu d’une simple projection.

Je viens enfin de me rendre compte que dans le mot mémoire, il y a « émoi » (1. Agitation, émotion, effervescence / 2. Trouble, émotion d’ordre affectif, sensuel).

Toujours à chercher dans mon passé, je pense enfin avoir retrouvé l’ordinateur que l’on utilisait dans mes souvenirs d’école primaire. Il s’agit du MO5 de Thomson, ce qui correspond bien au programme national d’équipement informatique d’établissements scolaires et d’enseignement à partir de 1985 en France (le plan informatique pour tous). J’ai retrouvé cette information grâce aux PDF (1 & 2) des conférences d’Étienne Mineur sur l’histoire du design interactif. Je me souviens maintenant de la particularité du clavier gomme (et de cette étrange touche de couleur jaune).

Aujourd’hui, je n’arrive pas à juger l’impact qu’a pu avoir l’utilisation d’une telle machine sur l’enfant de 10 ans que j’étais à l’époque, cependant, de par mon attrait pour toute la culture informatique mais aussi Processing, je me demande s’il ne m’est pas inconsciemment resté quelque chose (de familier)…

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Un spot publicitaire de l’époque :


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Juste pour le plaisir (et les souvenirs), un autre spot, mais pour le PC Amstrad (le croco m’amusait beaucoup : ) :


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Pour terminer, j’ai trouvé sur un site une vieille émission TV (téléchargeable car soi-disant abandonware) assez intéressante consacrée à « L’enfant programmeur ».
Les Chroniques Terriennes, L’enfant programmeur, 1982, TF1.

Back to the 80’s
Dans ma quête d’indices de présence informatique dans mon environnement familiale, cet été j’ai également retrouvé quelques photos.
Même si la photo ci-dessous ne contient pas d’éléments informatiques, je la trouve tout de même fortement technologique :  TV Schneider, magnétoscope, VHS et décodeur Canal+.


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HolgaRoid Generator COLOR by ~rawimage

J’ai profité de mon retour estival dans la maison familiale pour aller fouiller dans mon grenier et mon passé.
Je voulais trouver des traces et indices attestant que l’informatique a eu une place importante dans mon cercle familiale. Malheureusement il a bien fallu que l’on se débarrasse des écrans, tours, claviers et autre composants récupérés au fil des années,  aujourd’hui devenus obsolètes et trop encombrants.
J’ai tout de même retrouvé un grand nombre de livres ayant appartenu à mon père et à mon frère. Ce que je trouve intéressant c’est qu’en revisitant mon passé, j’ai d’une certaine manière revisité une partie de l’histoire de l’informatique, en tout cas ici celle de son langage (de programmation).


Un souvenir très flou de l’école primaire, où l’on devait programmer le déplacement d’un point si je me rappelle bien (le langage LOGO ?). Je me souviens pas vraiment de l’image écran, donc ici je l’ai inventé.

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