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Depuis quelque jours, je n’arrête pas de trouver des éléments qui me rappellent plus ou moins directement mon système de cercles (noirs ou blancs) pensé pour le workshop.

Une découverte d’Audrey (thx! : )

Le journal PIE #00, sur le thème du cercle.

Deux pièces de Légo trouvées dans la rue.

Le nouveau projet de Jürg Lehni et Alex Rich (deux designers de Lineto) : Empty Words .


Une installation interactive utilisant un système de leds, lors du festival Scopitone à Nantes. Ce n’est pas les exemples qui manquent sur ce système mais je ne connaissais pas les auteurs : Visual System, a digital expérience…

« Faire d’une pierre deux coups » ou « Comment participer à un workshop et réfléchir en même temps au contenu et à la forme de son mémoire de 5e année ? »

Aborder la notion de mémoire(s) en workshop, alors que je suis justement en train de m’y intéressée d’une manière personnelle (mémoire de diplôme/ souvenirs d’enfance), m’oblige tout compte fait à prendre du recul.

Le livre de Pierre Levy, La Machine Univers, consacre un chapitre à la cognition et une partie de celui-ci à la mémoire.

« Dans la machine, ce qu’on appelle « mémoire » est un dispositif d’enregistrement et de transmission. Chaque bit d’information reçu est envoyé vers une adresse et ainsi de suite, exactement comme un système postal. Or, la mémoire humaine ne restitue pas au monde extérieur les informations qu’elle y avait captées comme une honnête administration rendrait un dépôt. Nous traduisons le passé, nous n’en gardons qu’une idée, qu’un parfum. Lorsque je me souviens d’une symphonie ou d’un repas, je ne rejoue pas la musique intégralement, je ressers encore moins le repas. »

« A fortiori un mot, une phrase, une mélodie n’ont d’existence que pour être capable de s’en souvenir. La plupart des sensations résultent de différences de qualité ou d’intensité et nous n’appréhendons la différence, le changement, la variété qui donne relief au monde sensible que par une mise en relation, une comparaison continuelle entre le passé qui s’éloigne et le présent déjà passé.
[...] nous ne pourrions de toutes façons connaître des images que par la mémoire. »

« Bergson affirme dans Matière et Mémoire que le passé se survit sous deux formes distinctes : dans les mécanismes moteurs et dans des souvenirs indépendants. Le premier genre de mémoire correspond aux habitudes, aux automatismes construits par l’expérience. On peut encore l’identifier à l’apprentissage conçu comme élaboration d’algorithmes. L’autre type de mémoire se rapporte à la chaîne de nos souvenirs singuliers, au fil de notre histoire individuelle, à la conscience de notre continuité dans le temps. Jusqu’où le mécanisme calculatoire peut-il rendre compte de la mémoire ? »

Pour aborder la (ou les)  mémoire(-s), j’ai finalement arrêté mon choix sur la perte sachant que tout les jours nous perdons une partie des informations que notre mémoire contient. Par mes recherches sur mon passé, je me rends compte que j’ai peut-être aussi peur de perdre mes propres souvenirs que les données de mon disque dur externe.
Le 0 (oubli, disparition, passé) et le 1 ( remémoration, apparition, présent) : La logique du langage binaire transposée à la notions de mémoire et de vie.


Un photomontage (réalisé avec la seule photo du théâtre que j’ai prise) pour donner un aperçu d’une simple projection.

Je viens enfin de me rendre compte que dans le mot mémoire, il y a « émoi » (1. Agitation, émotion, effervescence / 2. Trouble, émotion d’ordre affectif, sensuel).

Workshop Processing à la Medias-cité (Saint-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux) avec Julien Gachadoat du studio 2Roqs.
De bonnes bases pour reprendre mon projet sur les communications réseau.


Une semaine au festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont
Workshop with Flag

La maquette de mon affiche

“A poster is a simple thing”
Petit cours de composition (avec dédicace)

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