Imprimer & scanner avec Processing / Print & scan with Processing

Mac OS X :

// définir la commande qui doit être lancée dans le terminal
String[] CmdPrint = {
 "lp","/path/doc.jpg"
};
// exécuter la commande
exec(CmdPrint);

La commande -lp est assez complète. On peut également lancer des impressions simultanées sur plusieurs imprimantes en précisant le nom de l’imprimante dans la commande.

Sur Mac, je cherche encore une solution pour lancer un scan en ligne de commande. Il me semble que la solution se trouve du côté de SANE et de sa commande scanimage.

Windows – via Irfanview– :

– Créer d’abord un fichier « irfanview.bat » (avec un éditeur de texte) contenant la ligne ci-dessous et le placer dans le répertoire de WINDOWS (C:\WINDOWS). Cette étape n’est pas indispensable mais elle permet de ne pas avoir à écrire le chemin complet de l’application dans les étapes suivantes.

@"c:\program files\irfanview\i_view32.exe" %*

– Dans Processing, déclarer le texte de la commande et l’exécuter :

// Déclaration de la commande d'impression (ouvrir Irfanview, ouvrir le fichier JPEG, lancer l'impression)
String[] CmdPrint = {
 "irfanview","c:\\test.jpg","/print"
};
open(CmdPrint);

– Pour scanner et enregistrer un document via Processing, on peut également faire appel aux commandes d’Irfanview. Irfanview possède de nombreuses lignes de commande permettant de contrôler sa propre interface (la cacher par exemple) mais également de travailler l’image (couleur, taille, résolution, rotation, effet, etc.)

// Déclarer et configurer la commande de numérisation (Ouvrir Irfanview, cacher l'interface graphique, option de résolution, enregistrement du fichier)
String[] CmdScan = {
 "irfanview", "/scanhidden", 
 "/dpi=(150,150)", "/convert=c:\\test.jpg"
};
// exécuter la commande de numérisation 
open(CmdScan);

Quelques liens utiles :

Forum Processing : « how to print the jpg/png file to printer »
Processing Reference : open()
Command line options for IrfanView
Documentation sur la commande lp Mac OS X

Cependant…

Je me rend compte que j’aime inventer des titres. Intituler un projet c’est justement se rendre compte de l’impact que peuvent avoir les mots, de ce qu’ils peuvent sous-entendre et nous faire imaginer même si cela reste parfois mystérieux. Il y a aussi évidemment un lien fort entre ces mots et l’aspect visuel d’un projet (lien image/texte ?). Parfois trouver un titre me vient naturellement, parfois j’ai besoin de faire plus de recherche (étymologie, jeux de mots, mots d’esprit, signes et symboles, expressions populaires, linguistique, psychanalyse). Souvent, la recherche d’un titre est pour moi l’occasion d’interroger et d’approfondir le projet lui-même.

J’ai décidé d’intégrer mon attention récente pour l’ombre portée (shadow-box) au projet Lab du Bon Accueil que je présenterais le mois prochain. Je ne sais pas s’il s’agit d’un véritable projet en soi, mais j’estime que cette attention à l’ombre portée (infographique) n’est pas innocente.
Il y a quelque jours, face à cette image d’ombre produite par un objet invisible, je me suis rappelée l’expression familière « Il y a une ombre au tableau ».
Cette expression désigne un défaut, un élément perturbateur, une ombre qui n’est pas en accord avec le contexte. Bien qu’à l’origine cette expression ne désigne pas l’ombre créé par l’objet lui-même, j’aime l’absurdité (le bug) que cela produit si on prend cette phrase au sens littérale. Cette expression pourrait presque résumer mon intérêt pour le petit défaut, la petit incohérence qui viendrait « gâcher » un ensemble bien définie. L’ombre elle-même, en désignant une zone non-éclairée (sombre), en arrière-plan, peut connoter beaucoup de choses (phénomène physique ou psychologique).
Mon intention ici est finalement de supprimer l’objet premier (le tableau, l’environnement), et de ne conserver que l’ombre c’est à dire le défaut ou l’incohérence. Produire In Real Life (dessin) une ombre portée mais sans l’objet qui la produit, n’est peut-être pas un véritable projet, mais cela me permet de matérialiser une idée, une position.

Boites fantômes

En testant la propriété CSS3 « box shadow » sur un élément vide, je me suis rendue compte que le résultat m’était familier. En effet il est assez proche des bugs d’affichage que j’ai pu observer sur mon interface générale, c’est à dire quand l’ombre d’un menu apparait avant le menu lui même. Cet instant très bref m’a toujours paru étrange. Du coup au lieu d’appeler cet effet « box shadow », j’aurais tendance dans le cas où le contenu est manquant, à l’appeler « shadow box », car on ne voit que son ombre, une présence, un fantôme… :)
Ce serait peut-être intéressant d’imaginer une interface entièrement basée sur ce principe, c’est à dire juste à l’aide des ombres, une sorte de labyrinthe.