J’y vois ce que j’ai envie d’y voir

Les motifs de pixels que je prélève et collectionne me cache encore bien des choses. Bien qu’étant déjà des fragments d’une images plus complexe, à force de les voir tous les jours, j’y trouve encore des détails. Ces détails là, j’ai tendance à les personnifier, ils prennent la forme de figures plus ou moins précises. Dans cette interprétation de l’image pixelisée, je ne peux m’empêcher de penser au test de Rorschach, ces fameuses tâches d’encre abstraites servant à l’évaluation psychologique. J’ai l’impression, que le fait de trouver de nouveaux détails, dans des motifs bitmap qui sont eux-même déjà des détails, relève surtout d’une envie de trouver sans cesse de nouveaux éléments. Des choses cachés, imperceptibles ou qui ne sautent pas toujours aux yeux. Le plaisir d’une découverte en quelque sorte. Ces éléments ayant pour moi une apparence animal (même fictionnelle), je pense également au totem, car ces images en pixels restent assez schématiques. En les voyant, j’avais l’idée de les restituer en dessin plus précis, une nouvelle interprétation de l’image.

« Bon Accueil » series

Pour mon projet Lab au Bon Accueil à Rennes, je me suis demandée si il était possible de produire une nouvelle série de motifs Bitmap à partir de photographies prises dans le lieu lui-même. Quand une production d’images/motifs de ce type devient importante en nombre, il est difficile de se rappeler si tel motifs a déjà été produit (dans mon processus, il arrive en plus que le motif soit le même à quelques pixels près). Cependant, il me semble, que cette nouvelle série soit différente des 100 motifs déjà produits pour le DNSEP.


La question que je me suis posée depuis, est de savoir si cette série s’inscrit dans la même logique que la précédente, à savoir si il s’agit du même mode de présentation, ou bien si cette série s’en différencie.

Digital Folklore

Ma dernière acquisition, plus distrayante qu’un ouvrage philosophique mais toute aussi importante. L’ouvrage Digital Folklore, d’Olia Lialina et Dragan Espenschied, designé par Manuel Buerger, graphiste dont j’ai par la même occasion re-découvert le travail. Une célébration des divers usages et pratiques liés au numérique et au web, avec en cadeau, le poster d’un arbre généalogique des célèbres  « lol cats ».
Article et interview des auteurs sur écran.fr.

« Technical innovations shape only a small part of computer and network culture. It doesn’t matter much who invented the microprocessor, the mouse, TCP/IP or the World Wide Web; nor does it matter what ideas were behind these inventions. What matters is who uses them. Only when users start to express themselves with these technical innovations do they truly become relevant to culture at large.
Users’ endeavors, like glittering star backgrounds, photos of cute kittens and rainbow gradients, are mostly derided as kitsch or in the most extreme cases, postulated as the end of culture itself. In fact this evolving vernacular, created by users for users, is the most important, beautiful and misunderstood language of new media.
As the first book of its kind, this reader contains essays and projects investigating many different facets of Digital Folklore: online amateur culture, DIY electronics, dirtstyle, typo-nihilism, memes, teapots, penis enlargement … »
Dragan Espenschied




Prochaine acquisition en vue, peut-être moins lié à l’amateurisme, le fanzine allemand JUNK JET, dont une partie du contenu texte du 1er numéro (épuisé) est librement accessible en ligne.